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  tout le monde peut en cacher un autre
   presse
  letmotiv(toulouse), décembre 2005

TOUT UN MONDE...
Nous avons été nombreux à tomber littéralement amoureux de ces deux spectacles, l'année dernière au théatre du Grand Rond. Une chance donc qu'Alex et la compagnie de l'Autre reviennent les jouer en ces temps de fêtes. Humour ravageur, poésie, auto-dérision, intelligence du verbe...autant d'ingrédients qui rentrent au menu de ce diptyque décapant...

...D'APPREHENDER L'AUTRE!
"Tout le monde peut en cacher un autre" explore, quant à lui, un terrain aussi difficile: celui de la rupture. Une différence notable par contre, si la mise en scène est toujours signée Muriel Benazeraf, Martin Ortiz rejoint Alex au sein des comédiens. Se dessine alors un duo brut de décoffrage où le "pourquoi?" résonne à tout va. Pourquoi la vie à deux? Pourquoi l'autre s'en va? Pourquoi "pourquoi"? Les travers du couple rejoignent alors les angoisse existentielles de tout un chacun, pour amener sur le tapis l'expérience de l'altérité. Deux pièces plus qu'abouties donc, à ne rater sous aucun prétexte...On se retrouve après le spectacle?


  TOUT LE SEL DE L'AMOUR -critique journal la Dépêche-Toulouse-décembre 2005

L'amour avec Alex- le comédien et non le personnage qu'il incarne au Grand Rond- l'amour, donc, est un peu compliqué.
On aime, mais on n'aime plus aimer. On deteste aimer encore. Bref, le désamour n'y manque pas de sel.
Ce qui justifie bien une thérapie. La thérapie du "t'es partie", face au public qui hésite, thérapeute forcé de tout remettre en place: ces gens qui jouent à simuler être eux mêmes, chaise mâle chaise femelle, le sel qu'on demande et qu'on ne passe pas, les habits rudes de l'habitude, l'amour amer, tous les manèges du ménage lorsqu'elle part et qu'il part à vau-l'eau.
C'est doux, triste à pleurer mais à pleurer de rire, à rire aux larmes mais de crocodile. On aime; mieux on aime aimer.
Et llorsqu'on aime, on ne compte pas.


  point de vue de J.L.Eluard SUD OUEST le 26 mai 2006

Ca pourrait presque devenir une saga...
Pour son premier spectacle Alex avait écrit un texte superbe et émouvant où il cherchait sa femme idéale. Dans "tout le Monde peut en cacher un autre", il cherche à comprendre pourquoi elle est partie.
Psychothérapie par le théatre? Peut être, d'autant plus qu'il entretient l'ambiguité.
Avec Martin Ortiz, superbe acteur tout en timidités maladives et feintes envies de fuir, ils sont deux hommes qui tentent de rejouer ce qui a pu riper dans leur couple pas si parfait mais pas si foutraque que ça, si ce n'est "qu'il est plus facile de passer du sel que de dire je t'aime". Et ils distillent un véritable plaidoyer pour comprendre les désarrois de l'homme moderne, sans certitudes et sans direction.
Sur un texte d'Alex, cousu d'une belle écriture qui laisse affleurer l'émotion sous un vernis d'humour à froid, où le deuxième degré alterneavec les collisions de sens, qui laisse aussi passer plus de facilité que l'impeccable "mon toit du monde..."; Muriel Benazeraf a construit une mise en scène maligne et virvoltante, traduisant en mouvements rapides et déstabilisants l'équilibre précaire des relations entre ces deux hommes et leurs femmes, absentes mais présentes, tout en étant pas tout à fait là, ni d'ailleurs non plus.
Frontière floue entre les vérités, ce spectacle n'impose rien mais donne à voir la vie comme elle vient.


 


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